Le dispositif Kaléidoscope, créé par l’Université de Tours, s’étend à l'INSA CVL grâce au soutien financier du label SAPS TEEPEE.
Le dispositif Kaléidoscope, créé par l’Université de Tours, s’étend à l’INSA Centre-Val de Loire grâce au soutien financier du label SAPS TEEPEE. Visant à faciliter la rencontre entre un·e chercheur·e (ou un collectif) et un·e artiste (ou un collectif), il a pour objectif d’ouvrir un espace de travail commun sur quelques mois, où se tissent à la fois des échanges de pratiques, l’exploration d’une thématique de recherche, la construction d’une méthode et une production artistique. Chaque projet pourra donner lieu à une restitution publique (spectacle, exposition, installation, performance) pensée comme un moment de partage avec le grand public.
Un appel à projets a été lancé dans ce cadre. 2 projets ont été retenus : « Dialogue improvisé d’une balade sonore au pays des spaghettis moléculaires », porté par le laboratoire GREMAN, et « Le bélier hydraulique continue de frapper », porté par le laboratoire PRISME.
UN PROJET THÉÂTRAL BASÉ SUR UN DIALOGUE ARTS-SCIENCES
Le projet vise à créer un dialogue entre deux comédiens de la Ligue d’Improvisation de Touraine et les chercheurs du GREMAN autour de travaux de recherche liés à la science des matériaux polymères souvent comparés à des « spaghettis moléculaires » : étude des propriétés, de la durabilité, du vieillissement, de la transformation …
Ce dialogue constituera le point de départ d’un processus de création collective pour aboutir à un spectacle théâtral. L’objectif final sera de partager avec le grand public les résultats et les enjeux des recherches conduites au GREMAN, et ainsi de promouvoir les métiers de la recherche, de susciter l’intérêt pour les sciences et de faire vivre une expérience originale d’art vivant.
LA MÉCANIQUE COMME MOTEUR D’UNE ŒUVRE VIVANTE
Au cœur de ce projet, le bélier hydraulique, dispositif mécanique qui fonctionne uniquement grâce à l’énergie cinétique de l’eau et au phénomène du « coup de bélier » qui permet d’élever le fluide par sa propre force.
Charles de Izarra, physicien au GREMAN et Jonathan Bablon, artiste qui explore les liens entre la technique humaine et l’ingéniosité organique propre au vivant, projettent d’allier leurs savoirs pour modéliser le bélier hydraulique. La création conjointe de supports pédagogiques en parallèle de cette œuvre d’art permettra aux enseignants un support de médiation scientifique inédit pour aborder des notions physiques à travers le prisme de l’art.
L’œuvre devrait voir le jour en 2027 et être exposée en extérieur au Château de la Lienne (Indre).