[Retour sur] Résidence projet Croyances avec la Compagnie LSDI
SAPS,
Théâtre,
Résidence Croyance LSDI
Date(s)
du 19 janvier 2026 au 23 janvier 2026
Lieu(x)
4 demi-journées
9h30 à 13h30
Site du plat d’Étain - amphithéâtre Y. VARVOUX 60, rue du plat d’Étain - 37 000 Tours
Une résidence d’écriture théâtrale menée par la Compagnie LSDI, dans le cadre du projet Croyances, organisée sous le label SAPS-TEEPEE , a proposé à plusieurs chercheur.e.s un temps de travail partagé entre recherche scientifique et création artistique, autour des liens entre croyances, sciences et écologie.
Du 19 au 23 janvier 2026, 17 enseignant·es-chercheur·euses et doctorant·es issu.es d’une diversité de laboratoires rattachés aux universités de Tours et d’Orléans, à l’INSA Centre Val de Loire et à l’INRAe, se sont retrouvé·es à Tours pour participer à une résidence d’écriture théâtrale menée par la Compagnie LSDI, dans le cadre du projet Croyances. Organisée sous le label SAPS-TEEPEE, cette résidence proposait un temps de travail partagé entre recherche scientifique et création artistique, autour des liens entre croyances, sciences et écologie.
La résidence s’est déroulée sur quatre matinées et a offert aux participant·es un espace de rencontre et de travail privilégié avec Guillermo Pisani, auteur et metteur en scène, ainsi qu’avec une comédienne et la dramaturge Marion Boudier, membres de la Compagnie LSDI.
Nourrir l’écriture de l’essai 33 intitulé « Espèces d’avenir »
Cette résidence avait pour objectif de nourrir l’écriture de l’essai n°33 du projet Croyances, intitulé Espèces d’avenir.
Le travail s’est concentré sur la manière dont les représentations de l’avenir influencent les choix, les discours et les actions du présent, en prenant appui sur les enjeux contemporains liés au futur de la planète.
L’objectif de cette résidence n’était pas de dresser un panorama complet des questions écologiques ou des débats scientifiques actuels. Le travail mené cherchait plutôt à faire émerger une réflexion collective à partir de motifs choisis, de situations et de tensions susceptibles d’alimenter l’écriture théâtrale et d’ouvrir un chemin de pensée.
Les participant·es provenaient d’un large éventail de disciplines scientifiques, allant des sciences du vivant aux sciences humaines et sociales en passant par les sciences expérimentales. Cette diversité a constitué l’un des ressorts essentiels de la résidence, en favorisant la confrontation de regards, de langages et de cadres d’analyse différents, tout en mettant en évidence des préoccupations communes autour de la transmission des savoirs et de leur mise en récit.
Une résidence arts et sciences au croisement des savoirs
En fin de semaine, malgré un temps de travail resserré, les participant·es sont parvenu·es à présenter un « monstre », entendu comme une première version brute et expérimentale d’un spectacle (ou d’une scène). Encore inachevée, cette forme de travail permet de poser les idées sans recherche de perfection, afin de tester, d’explorer et de faire émerger progressivement la forme finale.
Les retours recueillis à l’issue de la résidence soulignent, tant du côté de la Compagnie LSDI que de celui des participant·es, l’importance de ce temps de travail pour sortir d’un entre-soi disciplinaire. Du côté de la recherche, la résidence a constitué une occasion d’expérimenter d’autres modes d’expression, de réfléchir à la mise en récit des travaux scientifiques et d’interroger la circulation des savoirs au-delà du cadre académique.
Pour les artistes, déjà familiers des démarches de co-création avec le monde de la recherche, ce temps partagé a nourri l’écriture au contact direct des questionnements, des débats et des incertitudes exprimés par les participant·es.
Plusieurs participant·es ont également souligné
une éventuelle évolution de [leurs] pratiques professionnelles, en particulier en matière d’écriture, de prise de parole orale et de transmission.
Le cadre proposé a permis d’explorer des formes moins normées, laissant une place à l’imaginaire, au doute et à la création, et a mis en évidence la richesse et l’utilité de ce type de dispositif pour renforcer le dialogue entre recherche scientifique et création artistique.